C'est dimanche et je n'y suis pour rien - Carole Fives


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Extrait page 13

"Ça dure depuis longtemps déjà autour de lui, trop longtemps,
les larmes, les cris ... et son
parfum à elle, sa peau à elle, qu’il a tellement embrassée,
tellement bue et léchée, qu’il a presque cru pouvoir passer au
travers.
 Il aimerait la sentir plus près de lui, mais c’est juste
une odeur à présent, légère, presque un souvenir, et si sa main
cherche la sienne comme elle l’a fait cette nuit-là, pour la
porter à ses lèvres et en respirer la paume, profondément, pour
s’en remplir, se prendre un dernier shoot de lui, si sa main
à elle cherche encore la sienne, malgré la présence des autres
autour, même si bien sûr il ne s’attend
pas à ce qu’elle ait exactement les mêmes gestes que lorsqu’ils
étaient seuls tous les deux, mais si sa main cherche encore la
sienne, pourquoi alors ne la sent-il plus ?"



Peintre de formation, Léonore a cessé de peindre pour enseigner. 
À plus de quarante ans, elle n'a pas créé la grande œuvre dont elle rêvait, n'a ni famille ni enfant. 
Du jour au lendemain, elle décide de s'envoler vers le Portugal, le pays de José, son premier amour, disparu tragiquement à dix-neuf ans, disparition dont elle se sent encore aujourd'hui responsable.

2 commentaires:

  1. (^‿^)✿

    ✩ ✩ ✩ Coucou et MERCI Jacques pour cet extrait ... j'aime beaucoup ! ... rien qu'en lisant ces mots on ressent les émotions !... souvenirs d'instants si forts !

    ✿✿ミ GROS BISOUS d'Asie vers toi ° ·. ✿⊱·.

    ✿ ✩ ✿ ✩ ✿ Bonnes et heureuses Fêtes ✿ ✩ ✿ ✩ ✿

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